• 27 août 2012
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Un été à Woodbourne

maison en construction à l’ICCC

Building the ICCC

Anne-Laure A. (Belge) Domitille D. et May G. D. (Françaises) vien­nent de passer quel­ques semai­nes à l’ICCC pour nous aider à la cons­truc­tion d’une nou­velle maison. Qu’est-ce que ce temps à Woodbourne leur a apporté ? Voici leur témoi­gnage.

“Nous sou­hai­tons vous faire part d’une expé­rience inou­blia­ble que nous avons vécu avec Points Cœur, dans le cadre excep­tion­nel qu’est celui de l’ICCC. Perdu dans les Catskills, c’est un pit­to­res­que petit coin de para­dis au nord de la Big Apple, à deux heures de route seu­le­ment du tour­billon de la ville monde qu’est New York. Centre chré­tien au milieu d’une région de vacan­ces pour la com­mu­nauté juive ortho­doxe, sym­bole même de l’esprit de Points Cœur, pai­si­ble pré­sence chré­tienne au sein d’un monde bigarré.

Le décor planté, voici le chan­tier. Nous avons en effet passé 5 semai­nes à tra­vailler sur le site du centre de confé­rence de l’ICCC, un des pre­miers bâti­ments du com­plexe en cons­truc­tion sur ces cin­quante hec­ta­res envi­ron. Le but étant d’accueillir du monde pour des grands événements. Ce centre de confé­rence est dit « green », avec une struc­ture en bois, tout comme les autres bâti­ments. Lorsque nous sommes arri­vés le gros œuvre du centre de confé­rence était ter­miné. Au pro­gramme, pose d’iso­la­tion, pose de placo, de joints, pon­çage, pose de bois, per­ce­ment de la che­mi­née et pose de par­paings et de bri­ques. Ce fut pour nous l’occa­sion de faire l’expé­rience du tra­vail manuel sur une longue période, une astreinte phy­si­que dans un monde où l’on passe de plus en plus de temps assis quasi immo­bile sur sa chaise der­rière un bureau, et où il suffit sou­vent de quel­ques cli­ques, d’un tout petit geste de la main sur une souris pour que s’exé­cu­tent les tâches néces­sai­res. Le chan­tier est une école de patience et per­sé­vé­rance, qui permet de réap­pren­dre la valeur des choses, aux­quel­les on donne forme à la sueur de notre front. Et quels sou­la­ge­ment, satis­fac­tion et fierté lorsqu’on voit s’ache­ver un pan de mur ou une embra­sure de fenê­tre, sur les­quels on s’est penché des heures durant.

Voilà tout l’inté­rêt d’un stage ouvrier, fait pour cer­tains d’entre nous dans le cadre de leur cursus d’école d’ingé­nieur. Mais ce n’était pas ici qu’un simple stage ouvrier. Il s’agit d’un stage ouvrier A Points Cœur, une expé­rience de ter­rain au sein d’un orga­nisme à but social et à visée spi­ri­tuelle. Nous tra­vail­lions avec les mem­bres de la com­mu­nauté. Nous avons été tou­chés par la confiance qu’ils nous ont fait dès le début, alors qu’il s’agis­sait de leur futur lieu de vie, et que nous ne connais­sions pas encore les mys­tè­res du placo et de la vis­seuse… Cette confiance de la part de ceux qui enca­drent nous guide vers ce savant mélange d’humi­lité, pré­cau­tion dans l’appren­tis­sage, et assu­rance peu à peu acquise au fil des jour­nées. Par ailleurs, nous étions tota­le­ment mêlés à la vie de la maison, ce qui signi­fie notam­ment messe et offi­ces tous les jours. Une vie en pleine nature ryth­mée par l’acti­vité phy­si­que et le res­sour­ce­ment spi­ri­tuel. Bref, une pause saine et sainte. Dans cet envi­ron­ne­ment si pro­pice, ce fut également l’occa­sion de grands moments de convi­via­lité, de belles ren­contres et ami­tiés au sein de ce petit monde qui ne se connais­sait pas du tout en arri­vant.

Une expé­rience inou­blia­ble dans un cadre inou­blia­ble, que nous sou­hai­tons à tous nos suc­ces­seurs : au boulot, il y a du tra­vail pour tout le monde !”

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