• 28 mars 2012
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L’éducation aux droits de l’homme dans ses environnements non-formels

Table ronde ONU

L’éducation aux droits de l’homme est un sujet d’actua­lité qui mobi­lise ou tout du moins sus­cite l’inté­rêt de nom­breux Etats et ONG pré­sents à l’ONU, sur­tout depuis l’adop­tion par les Nations Unies, en décem­bre 2011, d’une Déclaration sur l’éducation aux droits de l’homme. Vendredi 16 mars, Points-Cœur orga­ni­sait et modé­rait à l’ONU [1] une table ronde sur « l’éducation aux droits de l’homme dans des envi­ron­ne­ments non-for­mels ».

Table ronde - les intervenants

L’objec­tif de cet événement était de mon­trer dans quelle mesure on peut éveiller et éduquer l’homme à ses droits fon­da­men­taux et à ses res­pon­sa­bi­li­tés à l’égard d’autrui, autre­ment qu’à tra­vers le sys­tème clas­si­que d’appren­tis­sage sco­laire et uni­ver­si­taire. Cette table ronde est appa­rue comme une humble réponse à l’abime exis­tant entre la volonté des Nations Unies de répan­dre une culture uni­ver­selle des droits de l’homme et les vio­la­tions récur­ren­tes de ces droits dans le monde entier. Conscient du chemin à par­cou­rir, Points-Cœur a cher­ché, par cette table ronde, à mettre en lumière plu­sieurs ini­tia­ti­ves éducatives posi­ti­ves et fécondes qui exis­tent déjà et sont appe­lées à deve­nir source d’ins­pi­ra­tion et d’émerveillement pour chacun. Six inter­ve­nants sont venus témoi­gner de leurs pro­jets d’éducation aux droits de l’homme à tra­vers l’usage des arts, des médias sociaux, du sport, du jeu ou encore du dia­lo­gue inter­cultu­rel. Parmi eux, Asmae Fahoum et André-Marc Huwyler, étrangers au monde onu­sien et aux dis­cours, sont venus cou­ra­geu­se­ment porter leurs expé­rien­ces à l’ONU. Asmae venait évoquer le rôle du théâ­tre social [2]auprès des per­son­nes vul­né­ra­bles. L’idée est que la pra­ti­que du théâ­tre vient redon­ner aux déte­nus, aux per­son­nes han­di­ca­pées ou encore aux jeunes en situa­tion d’errance, leur dignité et une valeur à leur parole. La culture n’est alors plus un monde à part mais une expé­rience acces­si­ble. Quant à André-Marc, luthier de l’orches­tre juvé­nile NEOJIBA [3] , implanté au Brésil, il venait en tant que porte-parole de ce projet qui impli­que à ce jour des cen­tai­nes d’enfants et de jeunes venant de tous les seg­ments de la société [4]. Par un appren­tis­sage d’excel­lence de la pra­ti­que orches­trale, ces jeunes sont éveillés au sens du tra­vail rigou­reux, à la reconnais­sance des talents des autres et des leurs et à une recher­che col­lec­tive du beau et du bien commun. Les famil­les et toute la com­mu­nauté qui entou­rent ces enfants sont, elles aussi, entraî­nées dans l’aven­ture et tou­chées par les valeurs que pro­pose le projet NEOJIBA. Si Points-Cœur a choisi de s’inté­res­ser aux formes d’éducation non-for­melle, c’est parce que la mis­sion Points-Cœur en est-elle même une. L’éducation non-for­melle se veut concrète et plei­ne­ment ancrée dans la réa­lité. Elle tend à déve­lop­per l’intel­li­gence et le cœur de l’homme par l’usage de moyens attrayants, vivants et valo­ri­sants  [5]. Enfin, cette forme d’éducation se veut acces­si­ble aux plus vul­né­ra­bles et aux plus pau­vres.

Vu sur le blog de Points-Cœur

Site offi­ciel de Points-Coeur ONU


Table ronde 1 Table ronde 2 Table ronde 3 Table ronde 4

Notes

[1] Points-Cœur aux Nations-Unies : http://un.heartshome.org

[2] Activités de théâtre social : http://theatreinstantpresent.org/

[3] http://www.neojiba.org/pt/component...

[4] Article dans Terre de Compassion : Ricardo Castro « Personnalité culturelle de l’année » 2011 du Brésil

[5] « L’éducation est l’aventure la plus fascinante et difficile de la vie. Eduquer – du latin educere – signifie conduire hors de soi pour introduire à la réalité, vers une plénitude qui fait grandir la personne ». Benoit XVI

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