• 23 février 2012
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Cocktail Culturel - la magie de l’amitié

Cocktail Culturel - la maternité dans la peinture de Picasso

Vendredi 17 février 2012, Points-Cœur orga­nise un Coktail Culturel. Marta Saiu accom­pa­gnée par les chants gré­go­riens de Dider Bonvin, nous pré­sente la mater­nité dans la pein­ture de Picasso. Témoignage...

19h30, j’arrive dans la salle parois­siale de la Sainte-Trinité. Du monde est déjà là ; l’accueil de la Communauté de Points-Cœur est cha­leu­reux et per­son­na­lisé, comme à son habi­tude ! De magni­fi­ques tables dorées pré­sa­gent des déli­ces à venir, mais pour l’heure, on nous invite à nous assoir au devant d’un écran blanc. Père Guillaume, spé­cia­le­ment venu de Naples pour cette soirée, intro­duit les invi­tés, et l’his­toire com­mence. C’est Marta Saiu qui nous la narre, avec pas­sion et exper­tise. Petit à petit, elle aiguise notre regard sur une sélec­tion d’œuvres réa­li­sées par Pablo Picasso. Ce sont les femmes et de leur enfant de l’hôpi­tal et prison de Saint-Lazare qui vont donner au pein­tre l’envie de cou­cher sur la toile sa vision de la mater­nité. Ces pre­miers modè­les sont sans doute des mères céli­ba­tai­res, des mala­des, des pros­ti­tuées. Ceci pour la période bleue. Car dans la rose, qui n’en a que le nom, l’artiste va s’atta­cher à pein­dre des femmes qui tou­chent à son inti­mité, avec qui il entre­tient des liens plus étroits. La sym­bo­li­que est forte. Picasso, maître dès son plus jeune âge, en connaît les nuan­ces et les sub­ti­li­tés. Aussi n’hésite-t-il pas à mêler les bon­nets blancs et bleus typi­ques de l’hôpi­tal avec la déli­cate fleur mariale - signe de vie, mais de mort aussi -, à placer ses sujets dans des posi­tions rap­pe­lant les repré­sen­ta­tions de Marie dans la période baro­que, réha­bi­li­tant ainsi la mère peut-être malade, hon­teuse au rang d’une femme digne, car por­teuse de la vie. L’his­toire est belle, les raci­nes pro­fon­des. Ce sont des pro­fon­deurs également que vient la voix superbe de Didier Bonvin sur des chants gré­go­riens. Le public entend quel­ques mots qu’il peut com­pren­dre, virgo Maria, pieta, mise­ri­cor­dia,… autant de paro­les qui s’enche­vê­trent déli­ca­te­ment aux images des tableaux pro­je­tés. L’har­mo­nie fonc­tionne, l’alter­nance entre nos inter­ve­nants est agréa­ble. Le conte dor­lote tout nos sens… Ah non, il manque le goût et l’odeur ! Qu’à cela ne tienne, que débute le cock­tail ! C’est l’occa­sion de féli­ci­ter Marta et Didier et de les remer­cier de cette paren­thèse de beauté et de sen­si­bi­lité offerte en conclu­sion de notre semaine de tra­vail. Nous fai­sons connais­sance des uns, nous retrou­vons avec joie et saluons des autres. Alors que les bou­ches sont plei­nes de peti­tes com­po­si­tions réa­li­sées avec amour (on le sent bien, merci Sybille, Sylvie, et toutes les mains aidan­tes), les dis­cus­sions fusent et le temps file ! Les échos sont posi­tifs, la soirée a été appré­ciée ! C’est une réus­site ! Bravo, et grand merci !!

Fabienne

Préparation Cocktail Présentation des peintures de Picasso Père Guillaume le cocktail le cocktail 2 le cocktail 3 le cocktail 4
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