• 28 mars 2018
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Adithi

Adithi

Adithi est une jeune femme indienne de 35 ans arri­vée au Jardin il y a deux ans. Elle a été adop­tée enfant par une femme avec qui la rela­tion a été assez com­pli­quée. Elle n’a pres­que pas été à l’école et a vécu une rela­tion fusion­nelle avec sa mère, avec peu de contacts à l’exté­rieur. Elle est ensuite passée dans dif­fé­rents cen­tres d’accueil avant d’arri­ver au Jardin très éteinte et n’adres­sant la parole à per­sonne, comme une fleur s’étant tota­le­ment refer­mée sur elle-même. Elle pou­vait passer des jour­nées entiè­res sans sortir de son lit. Elle n’aurait même pas mangé si on ne lui avait pas apporté une assiette. Petit à petit, par la pré­sence patiente des volon­tai­res à ses côtés, leurs encou­ra­ge­ments quo­ti­diens et le sou­tien d’un trai­te­ment médi­cal adapté, elle a com­mencé à s’ouvrir. Un sou­rire est apparu de nou­veau sur les lèvres d’Adithi. Elle s’est mise à répon­dre aux ques­tions et même à s’inté­res­ser aux autres, leur posant mille ques­tions sur leur cou­leur pré­fé­rée, le prénom de leurs parents, etc. Adithi aime lire tout ce qui lui passe entre les mains. Elle connaît les capi­ta­les du monde et les dates de l’his­toire de l’Inde, sujets de bien des devi­net­tes qu’elle aime lancer. Les par­ties d’échecs sont aussi deve­nues un rituel quo­ti­dien. Même si elle gagne rare­ment, elle est de plus en plus redou­ta­ble et aime piéger ses adver­sai­res, ce qui la fait rire aux éclats. Aujourd’hui Adithi a retrouvé un équilibre de vie. Elle peut encore faire de grands pro­grès, notam­ment dans la marche. Un acci­dent lui a en effet abimé les pieds et la colonne ver­té­brale il y a quel­ques années. Elle pour­rait très bien mar­cher de nou­veau appuyée sur des béquilles.


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