• 18 juillet 2009
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Appel à une nouvelle mobilisation pour l’enfance

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Points-Cœur se mobi­­lise aux côtés du Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE) à l’occa­­sion du XXe anni­­ver­­saire de la Convention rela­­tive aux droits de l’enfant.

Communiqué de l’Association Points-Cœur, à l’occa­­sion de l’appel mon­­dial à une nou­­velle mobi­­li­­sa­­tion pour l’enfance.

À l’occa­­sion du XXe anni­­ver­­saire de la rati­­fi­­ca­­tion de la Convention rela­­tive aux Droits de l’Enfant, le Bureau International Catholique pour l’Enfance (BICE) lance un appel mon­­dial en vue d’un renou­­veau de la mobi­­li­­sa­­tion pour l’enfance.

« Situation

Il est des enfants qui ne savent plus sou­­rire. Il est des enfants qui sont seuls au monde. Il est des enfants qui man­­gent de la terre et des ordu­­res pour cal­­mer leur faim. Il est des enfants que l’on vend. Il est des enfants que des riches uti­­li­­sent comme bien de jouis­­sance. Il est des enfants de dix ans à qui l’on confie des armes. Il est des enfants que l’on tor­­ture. »
Charte des Points-Cœur

Ce cons­­tat qui est à la base de l’action de l’Association Points-Cœur, le BICE le fait aussi aujourd’hui :

« 4 - Malheureusement, les enga­­ge­­ments [de la Convention] sont encore très loin d’être res­­pec­­tés par­­tout. (…) 5 - Enfants sol­­dats, enfants tra­­vailleurs dans des condi­­tions péni­­bles et dan­­ge­­reu­­ses, enfants abu­­sés, vio­­lés, objet de toute forme de vio­­lence, enfants obli­­gés de fuir sans cesse avec ou sans famille devant les guer­­res, la famine, les cata­­clys­­mes natu­­rels, enfants aban­­don­­nés et reje­­tés par tous, contraints à vivre dans la rue, enfants « sor­­ciers », sans éducation, sans patrie, sans docu­­ments… (…) Il y a urgence. » Appel mon­­dial en faveur de l’enfance du 4 juin 2009

Dans son appel, le BICE s’adresse aux Etats, aux famil­­les, aux chefs reli­­gieux, aux médias et à toute per­­sonne se sen­­tant concer­­née par le bon­­heur des enfants à adop­­ter une appro­­che qui prenne en compte toute la réa­­lité de l’enfant. Ce der­­nier est une per­­sonne à part entière qui naît, gran­­dit et s’épanouit plei­­ne­­ment au sein d’une famille. Il convient donc d’accor­­der toute son impor­­tance à la famille en tant qu’elle est la pre­­mière éducatrice de l’enfant. Pour cela, il est néces­­saire d’aider les famil­­les par des moyens concrets, de les sou­­te­­nir, de les valo­­ri­­ser afin qu’elles rem­­plis­­sent au mieux leur devoir. Il ne s’agit pas pour les Etats de se sub­s­ti­­tuer aux famil­­les : ce ne serait ni réa­­liste, ni bon pour l’enfant. Mais il leur incombe de les for­­mer en matière de droits de l’Homme, selon une méthode qui ne soit pas don­­neuse de leçon ou condes­­cen­­dante : favo­­ri­­ser les ini­­tia­­ti­­ves des pairs, pri­­vi­­lé­­gier une atti­­tude basée sur les bon­­nes maniè­­res de faire.

L’enfant, en plus de gran­­dir dans une famille, cons­­ti­­tue sa per­­son­­na­­lité dans un pays, autours d’une culture. Afin qu’il se déve­­loppe har­­mo­­nieu­­se­­ment, il convient que tout cet envi­­ron­­ne­­ment soit aussi res­­pecté et valo­­risé. En retour, tout doit être fait de sorte que l’enfant ait cons­­cience qu’il a aussi des devoirs envers ses parents, ses éducateurs, son pays. Il ne faut pas faire de l’enfant un « petit roi » : ce serait le déconsi­­dé­­rer en refu­­sant de le voir comme un être res­­pon­­sa­­ble, capa­­ble de faire face et d’assu­­mer à sa mesure ce qu’il a à faire.

Il nous sem­­ble par-des­­sus tout impor­­tant de ne pas oublier la dimen­­sion spi­­ri­­tuelle de l’enfant qui est la cause prin­­ci­­pale de son éminente dignité. Il faut lui don­­ner la pos­­si­­bi­­lité de réa­­li­­ser tou­­tes ses poten­­tia­­li­­tés, à com­­men­­cer par le don de soi : l’homme est avant tout un être de rela­­tion. Et en plus de sa rela­­tion avec les autres, il faut reconnaî­­tre la néces­­sité de sa rela­­tion avec Dieu.

Des mesu­­res concrè­­tes doi­­vent être misent en œuvre afin que tous les enga­­ge­­ments déjà pris soient res­­pec­­tés ! L’Association Points-Cœur s’asso­­cie plei­­ne­­ment à cet appel du Bureau International Catholique pour l’Enfance. Les volon­­tai­­res de Points-Cœur font l’expé­­rience avec nos petits amis, que les enfants sont une richesse incom­­pa­­ra­­ble pour le monde. Ce sont eux qui sont nos maî­­tres quand ils por­­tent un regard si juste sur le monde : un regard émerveillé et plein d’espé­­rance pour le len­­de­­main. La richesse de l’enfant réside pour une grande part dans son inno­­cence, dans sa capa­­cité à aimer gra­­tui­­te­­ment, à nous faire confiance.

Chaque enfant repré­­sente l’ave­­nir du monde, il serait cri­­mi­­nel de les bles­­ser. C’est le cri de mil­­lions d’enfants qui est à l’ori­­gine de la fon­­da­­tion de Points-Cœur. Aujourd’hui encore ce cri doit nous inter­­pel­­ler et nous faire réa­­gir !

« Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites »

  • Mathieu 22, 34-40

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